Les soins virtuels ont été définis comme toute interaction entre patients, entre personnes qui participent à leurs soins ou entre membres de ces deux groupes ayant lieu à distance, utilisant une forme de technologie de l’information ou des communications et visant à améliorer ou à optimiser la qualité et l’efficacité des soins aux patients.

Le Canada a été un pionnier de la première heure dans le développement des soins virtuels grâce aux travaux de feu le Dr Maxwell House, de l’Université Memorial de Terre-Neuve (maintenant Terre-Neuve-et-Labrador), qui, dans les années 1970, effectuait des consultations virtuelles par téléphone avec des gens de régions éloignées de la province. Mais depuis, le Canada a été devancé par d’autres pays. Par exemple, en avril 2019, 14 % des quelque 23 millions de consultations avec un médecin généraliste en Angleterre avaient eu lieu par téléphone, et 0,5 %, par vidéoconférence. Le chef de file mondial en soins virtuels est sans doute Kaiser Permanente, une organisation des États-Unis couvrant 12 millions de participants de régimes d’assurance maladie. En 2017, Kaiser Permanente déclarait qu’environ la moitié des contacts entre les patients et les équipes de soins étaient virtuels. Au total, 85,5 millions de contacts virtuels ont eu lieu, le plus souvent par téléphone (50 %); les autres contacts ont eu lieu par messagerie sécurisée (40 %), par consultation téléphonique planifiée (10 %) et par consultation vidéo (0,2 %). D’autres systèmes de santé des États-Unis, comme Intermountain et Mercy, créent de véritables hôpitaux virtuels par leur recours massif à la télésanté.

Comprendre les obstacles aux soins virtuels

Il y a trois grands obstacles à l’adoption généralisée des soins virtuels au Canada :

En plus de ces obstacles, l’éducation et la formation sur les soins virtuels – l’intégration des soins virtuels aux programmes d’études en médecine et dans le développement professionnel continu – sont un autre enjeu qui nécessite un examen attentif.

Le Groupe de travail sur les soins virtuels

L’Association médicale canadienne, le Collège des médecins de famille du Canada et le Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada, avec la participation d’autres associations médicales, ont créé un groupe de travail sur les soins virtuels chargé d’émettre des recommandations pour remédier aux problèmes mentionnés ci-dessus en augmentant l’adoption des soins virtuels au Canada.

Votre contribution à ces discussions permettra de guider les recommandations du groupe de travail. Merci de votre participation.

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